La diaconie - un appel à la sainteté

La diaconie n'est pas seulement un service, un appel à la solidarité,
mais plus profondément un appel à la sainteté.



Monseigneur Jordy l'a expliqué lors d'une réunion
du Conseil Diocésain de la Diaconie le 2 mai 2019 

L’évêque nous a présenté la cohérence de l’Esprit, depuis Vatican II et à travers les différents papes, chacun avec sa coloration, mais c’est toujours un appel à la sainteté, notre vocation à tous :

On peut en effet observer que de manière prophétique le concile Vatican II rappelle l’importance de tous les baptisés comme acteurs de la mission. Mais de manière plus fondamentale encore, le Concile, dans le texte sur l’Eglise Lumen Gentium, au chapitre 5, souligne, et c’est la première fois dans l’histoire de l’Eglise, que la vocation fondamentale de tous les baptisés est de répondre à l’appel de Jésus à la sainteté. Cet appel consiste à vivre « poussés par l’Esprit », en aimant Dieu et en aimant nos frères (LG n° 40). Le pape Paul VI, dès 1975, dans Evangelii Nuntiandi, rappelle l’importance de cette évangélisation et de l’annonce directe de la foi, en soulignant le fait que l’Eglise, dans son mystère, n’existe que pour témoigner de Jésus : « Une telle exhortation nous est apparue capitale, car la présentation du message évangélique n’est pas pour l’Eglise une contribution facultative : c’est le devoir qui lui incombe par mandat du Seigneur Jésus, afin que les hommes puissent croire et être sauvés.
Oui, ce message est nécessaire. Il est unique. Il ne saurait être remplacé… Il est la Vérité. Il mérite que l’apôtre y consacre tout son temps, toutes ses énergies, y sacrifie, si besoin, toute sa propre vie. » (EN n° 5).

Le pape Jean-Paul II va éclairer cette question de l’évangélisation en la présentant comme « nouvelle », pour souligner non pas la nouveauté du message, mais la nouveauté de la condition de l’annonce : l’homme des années 90 est un homme qui n’a plus aucune culture chrétienne, il s’agit donc d’une terre nouvelle à évangéliser et auquel il faut annoncer le cœur de la vocation chrétienne : la sainteté. C’est pourquoi le pape Jean-Paul II, en l’an 2000 lors du grand Jubilé, écrira : « Et tout d’abord, je n’hésite pas à dire que la perspective dans laquelle doit se placer tout le chemin pastoral est celle de la sainteté. » (NMI n° 30)

C’est le pape Benoît XVI qui va poursuivre l’œuvre qui consiste, sous la conduite de l’Esprit Saint, à creuser la question de l’évangélisation. Dès le lendemain de son élection, il insiste fortement sur le fait que la vie chrétienne n’est pas d’abord une grande idée, de la morale, voire de l’engagement, mais la rencontre personnelle de Jésus, l’amitié avec lui. C’est la raison pour laquelle il convoque en 2013 un « synode sur la nouvelle évangélisation ». Démissionnant par la suite, c’est au pape François qu’il revient de donner à l’Eglise le texte qui synthétise la réflexion du synode : La Joie de l’Evangile.

Dans ce texte, le pape François assume clairement tout le mouvement qui consiste à rappeler que le cœur de la mission est d’annoncer l’Evangile. Il rappelle, comme le disait Benoît XVI, que la foi ne consiste pas d’abord dans des grandes idées ou dans une attitude morale, mais dans une rencontre avec la personne de Jésus qui « donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive » (EG n°7). Il va même plus loin en rappelant que cette rencontre avec Jésus nous transforme : « La joie de l’Evangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus » (EG n°1). Le pape François peut alors inviter toute l’Eglise à une conversion pastorale, qui invite les baptisés à devenir des disciples missionnaires pour témoigner de la joie de la rencontre avec Jésus. Au cœur de cette annonce, il y a une nouvelle fondamentale, celle de la miséricorde de Dieu. C’est pourquoi le pape François va inviter toute l’Eglise à une Année de la Miséricorde, pour nous rappeler que la miséricorde est au cœur de l’Evangile et que les baptisés sont invités à en bénéficier, mais aussi à la vivre en témoignant de la miséricorde à l’égard de leurs frères. C’est ainsi qu’il nous rappelle que nous sommes appelés à vivre concrètement la miséricorde par une mise en œuvre, celle des 7 œuvres de miséricorde corporelles et celle des 7 œuvres de miséricorde spirituelles.

Vivre ainsi de la joie de l’Evangile, en témoigner dans les œuvres de miséricorde éclaire alors pleinement la vocation à la sainteté du concile Vatican II. C’est pourquoi en mars 2018 le pape François nous a offert le texte Soyez dans la joie et l’allégresse, une exhortation apostolique sur la sainteté dans le monde actuel. Il nous rappelle que la sainteté est notre vocation commune, et que s’il y a de grands saints, il y a d’abord les « saints de la porte d’à côté », la « sainteté de la classe moyenne », qui est rendue possible par la grâce de Dieu et l’Esprit Saint. Le pape François y rappelle que le critère essentiel de la sainteté est la mise en œuvre de la miséricorde, qui est « le plus beau visage de l’Eglise ». C’est ce mystère, dont le modèle est Jésus lui-même, dont la possibilité s’enracine dans l’Esprit Saint, que nous avons à mettre en œuvre au quotidien, pour que la joie de l’Evangile rejoigne tous les hommes.

 

 

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