De l'empereur Constantin à Vatican II

De l’empereur Constantin à Vatican II


Après la paix constantinienne en 313, la foi chrétienne devenait une religion privilégiée et elle se répandait librement dans les villes et jusque dans les campagnes. L’évêque ne pouvait plus être présent partout et les prêtres baptisaient alors les catéchumènes de la communauté dont ils avaient la responsabilité. On attendait ensuite le passage de l’évêque pour imposer les mains aux nouveaux baptisés. D’une certaine manière, l’évêque confirmait ce que le prêtre avait fait et inscrivait ainsi symboliquement le néophyte dans la grande communauté chrétienne dont il avait la charge. C’est en 465, que Fauste, l’évêque de Riez, dira au sujet de la confirmation : Au baptême, nous sommes régénérés pour vivre, après le baptême nous sommes confirmés pour la lutte.

Au fur et à mesure que les années passaient et que la chrétienté s’installait, il n’y avait plus que des enfants à baptiser. Mais le baptême s’achevait toujours par la communion eucharistique. Si l’enfant était trop jeune pour manger, le prêtre trempait son doigt dans le vin consacré, sang du Christ, et touchait la langue du bébé. Une mortalité infantile forte conduisait à faire les baptêmes rapidement après la naissance. Le catéchuménat disparaissait inévitablement. Dès le 13ème siècle, on prenait l’habitude de retarder la première communion jusqu’à l’âge de la raison (7 ans), puis même jusqu’à 11 ou 12 ans. La confirmation suivait le même mouvement jusqu’à n’être faite qu’après la première communion, ce qui eut pour conséquence d’inverser l’ordre primitif : baptême – confirmation – eucharistie.

En France depuis le XVIIe siècle s’est répandue la pratique de la communion solennelle inventée par Vincent de Paul. Vêtement blanc, cierge, renonciation à Satan et profession de foi, la communion solennelle est célébrée vers 12 ans. La première communion devient la "communion privée". En 1910, le pape Pie X demande dans l'encyclique Quam Singularis (1910) que les enfants puissent communier à partir de 7 ans. Il pose deux conditions : l'enfant doit pouvoir distinguer le pain ordinaire du pain eucharistique et croire en Dieu, à la Trinité et à l'incarnation. Cette décision renforce encore l’habitude de recevoir le sacrement de la confirmation après la celui de l’eucharistie.

Depuis la réforme liturgique de Vatican II, l’Eglise dispose de trois rituels pour le baptême, c’est-à-dire pour le baptême des adultes, pour les enfants en âge scolaire et pour les petits enfants. Bien évidemment, ces rituels s’adaptent à trois situations différentes. Il est évident pour tous que le baptême d’un adulte après un long chemin de conversion suit une autre logique que celui d’un bébé. Les enfants en âge scolaire se trouvent dans une position intermédiaire.

H.B

 

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