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Le Père Raymond Monnoyeur, administrateur du diocèse de Saint-Claude,
Les prêtres, les diacres et les animateurs en pastorale,
Ses cousins, ses cousines,

vous invitent à partager leur prière et leur espérance de la Résurrection à l’occasion du décès du

Père Auguste Joly
Dans sa 93ème année, dont 68 ans de sacerdoce.

Tenant compte des contraintes sanitaires,c’est dans l’action de grâce que ses obsèques seront célébrées lors de l’Eucharistie le

Samedi 18 juillet 2020 à 15h00
en l’église d’Arlay

 
Qu’il repose dans la paix du Seigneur qu’il a fidèlement servi.

 

Le P. Auguste Joly (1928-2020)

Le P. Auguste Joly est né à Saint-Claude le 19 janvier 1928. Son père, anticlérical acharné et républicain tenace, voit d’un très mauvais œil son fils s’orienter vers le séminaire. C’est que très tôt, vers l’âge de 12-13 ans, Auguste a reçu l’appel du Seigneur. Ordonné prêtre le 29 juin 1952 à la cathédrale de Saint-Claude, il doit attendre trois ans après son ordination avant de devenir curé. Avant cela, Mgr Flusin l’aura nommé vicaire à Clairvaux (1952) et à Poligny (1954). Le P. Joly gagne sa première cure, celle de Vriange, en 1955. Il n’y va pas seul ; il est accompagné de ses parents. Eh oui, petit miracle ! son père a finalement accepté la voie choisie par son fils. 

En 1960, Auguste est nommé curé de Chilly-le-Vignoble ; ce qui n’empêche pas l’évêque de le nommer en même temps aumônier diocésain de la Fraternité Catholique des Malades. Il sera déchargé plus tard de cette responsabilité, mais cela ne l’empêchera pas de rester attentif à ce qui se passe au sein de ce groupe (appelé désormais Fraternité Catholique des Personnes Malades et Handicapées), de l’accompagner autant que possible jusqu’à ses vieux jours. 

En 1987, Mgr Duchêne le nomme curé de Sellières. 

En 1994, suite à « Paroisses 2000 », il devient curé de la nouvelle paroisse du Val de Brenne.  La mise en place des nouvelles paroisses va jeter le trouble dans la vie tranquille d’Auguste. En effet, suite à la réorganisation du réseau paroissial, il devient pasteur de communautés très différentes, dont telle ou telle sont minées par des divisions. Lui, homme de paix, souffre de voir des chrétiens se déchirer… la plupart du temps pour des broutilles.

En 2000, le P. Joly prend une retraite bien méritée, à Sellières d’abord, puis à Juhans hameau d’Arlay. Ses relations avec les curés qui se succèdent à Arlay sont généralement bonnes même si, parfois, il regrette qu’il n’y ait pas davantage de proximité. Il disait cela sans rancune, sachant bien que son âge et sa santé ne lui permettaient pas d’assurer un service actif. En conséquence, il se contentait de donner de petits coups de main, le dimanche notamment.

Homme simple, proche de tous et d’humeur toujours égale, le P. Joly faisait partie de ces personnes qui ne font pas de bruit lorsqu’elles sont au milieu de nous. Leur silence, éloquent, manifeste la paix qui se dégage d’elles. Le P. Joly était aussi et surtout un prêtre, un homme de prière. Sur sa table de chevet, à l’hôpital de Lons où il est décédé, son bréviaire, corné et martyrisé, disait les longues heures que le défunt avait passées en tête-à-tête avec son Dieu.

Pierre Compagnon

Date de publication : 15 juillet 2020  

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