Récit d’un inconnu

Récit d’un inconnu
Anton Tchekhov
Folio, 2008, 296 pages




C’est en feuilletant un livre du philosophe André Comte-Sponville,
C’est chose tendre que la vie…, que je suis tombé sur la meilleure appréciation que l’on puisse donner aux œuvres de Tchekhov, source vive d’un sentiment d’humanité tendre et désolé qui parcours l’ensemble de ses pièces, romans et nouvelles. Si Tchekhov est d’abord connu pour ses pièces de théâtre comme La mouette ou Les trois sœurs, il est aussi l’auteur de nouvelles susceptibles de laisser un souvenir ineffable. Oh, il n’y a rien de remarquable dans ces nouvelles de quelques pages, rien de bien palpitant, pas de rebondissement ni de finales haletantes… juste des personnages sans grand relief, incapables de maîtriser le cours de leur vie, médiocres, indolents, jouets d’un destin qui les ballottent en tous sens. Ecoutons Sorine, personnage de La mouette : « Dans ma jeunesse, je voulais devenir écrivain et je ne le suis pas devenu ; je voulais être éloquent, et j’ai toujours parlé très mal. Je voulais me marier, et je ne me suis pas marié. Je voulais toujours habiter la ville, et je finis mes jours à la campagne. »

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