Pastorale des migrants et accueil des Mineurs Non Accompagnés

La formule du « 3x3 »

Loin d’être une formule mathématique, le « 3x3 » est une humble et modeste réponse du diocèse aux phénomènes migratoires et plus particulièrement auprès des mineurs dans l’attente de la reconnaissance officielle de leur statut.

Petit rappel historique

En mars 2018, le diocèse a souhaité apporter une réponse concrète à la problématique des nouveaux flux migratoires (dus principalement aux catastrophes écologiques, aux guerres, et aux contraintes économiques) en promouvant le service de la pastorale des migrants et en lui confiant 3 axes de travail privilégiés : la mise en œuvre de couloirs humanitaires, la cellule d’accès aux droits et l’accueil des mineurs isolés.

Comme chaque fois que l’on manque d’expérience sur un sujet donné, il faut tenter quelque chose, faire un premier pas. C’est donc ce qui a été tenté avec cet accueil des mineurs.

Dès le début de l’expérimentation, très vite il est apparu qu’il devenait urgent de proposer un cadre pour définir au mieux :
- Ce à quoi les familles hébergeantes s’engagaient

      - Un modus vivendi pour gérer le plus harmonieusement possible les relations entre les divers partenaires
      - L’assistance auprès des familles sur un plan juridique est administratif.



Deux jeunes ont donc été accueillis en 2018 et 2019 (Foysoul et Hasmiou). Il faut noter que, grâce à cet effort commun, leur dossier a trouvé une issue favorable auprès du juge ; ils ont été reconnus mineurs et ont donc pu réintégrer les services sociaux au lieu de se retrouver à la rue.

De cette première expérience…

Les familles hébergeantes ont ressenti le besoin de relire et de mettre en commun leur expérience parfois forte et leur vécu parfois plus ou moins compliqué

Pour elles, accueillir c’est avant tout répondre à un appel du cœur, se sentir interpellé et chercher à réparer une injustice. C’est aussi, en tant que chrétiens, mettre concrètement en pratique l’Evangile « j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli »

Mais au-delà de cet engagement de départ, il faut tenir sur la durée. Et donc l’aspect formation est primordial pour connaitre les bonnes attitudes, avoir le bon positionnement via à vis du jeune et se préparer à la différence culturelle
C’est pour cela qu’une formation a été proposée aux familles concernées le 19 octobre à l’évêché, au cours de laquelle ont été abordés :

      - les questions administratives et juridiques et explication du glossaire pour préciser tous les termes techniques en vigueur (par Annette GARCIA de la CIMADE)
     - un partage des expériences entre les familles ayant vécu cette première expérience et avec un éclairage du père Paul de Montgolfier, jésuite, qui œuvre sur la région marseillaise pour l’accueil en famille de demandeurs d’asile au sein du réseau WELCOME / JRS.

Il en ressort quelques points d’attention :

      -  La notion de vérité fluctuante de la part du jeune, eu égard à son parcours, à ce que le passeur lui a dit de dire, à l’indicible qu’il a pu vivre lors de sa migration
       -  L’attachement des familles envers le jeune => ce ne sont pas nos enfants… il y aura séparation à l’issue du parcours… il faut le savoir et s’y préparer dès le début… donner sans rien attendre en retour…
      - Dans la pratique, l’expérience montre que le parcours du jeune pour faire valoir ses droits dure environ 7 mois (pas 3 mois comme il été envisagé au début)

Et maintenant ?

Une nouvelle rencontre le 19 novembre avec les familles prêtes à se mettre ou se remettre en route. Quatre familles présentes décident alors de se mettre en route ; elles permettront donc d’accueillir un jeune dans un cadre dorénavant beaucoup mieux balisé :


      -  Un contrat écrit va lier le jeune avec les familles
      -  Un coordinateur va harmoniser les relations et les échanges jeune-familles et familles-familles
      -  Un responsable administratif va chapeauter l’équipe en prenant en charge les aspects administratifs et juridiques

Même modeste, même insuffisant, c’est un moyen de répondre à une situation d’urgence en vivant concrètement la charité et en faisant Eglise autour d’un projet concret.
Il est tout à fait possible de rejoindre l’action de la pastorale des migrants, que ce soit par la prière, par vos dons et également par vos actions.

Pour cela, vous pouvez vous faire connaitre en contactant
Benjamin GAILLARD – Maison du Diocèse
21, rue Saint Roch 39801 POLIGNY cedex
0649759211 – pastomigrants@eglisejura.com

 
Xavier Mignot

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