Napoléon à Sainte-Hélène

Napoléon à Sainte-Hélène
Paul Ganière
Tempus, 2015, 576 pages

Communiquant de premier ordre, Napoléon a voulu faire de ses derniers jours l’apothéose d’une vie ayant toutes les caractéristiques des plus belles odyssées. Prisonnier en Angleterre, l’empereur déchu aurait pu connaître la mort tranquille d’un bourgeois rangé. Paradoxalement, l’ennemi anglais a rendu un fier service à la mémoire du proscrit que de l’envoyer à Sainte-Hélène. Le Napoléon à Sainte-Hélène de Paul Ganière « raconte avec verve et élévation la plus célèbre captivité de l’histoire. » L’auteur met en scène les protagonistes célèbres et moins connus de la dernière scène de la geste impériale. Contrairement à d’autres récits exaltant la grandeur du condamné, l’auteur se tient ici à distance du martyrologe. Sous sa plume, Hudson Lowe n’est pas l’imbécile borné dont la légende noire a laissé la trace. De temps à autre, l’auteur montre qu’il n’est pas dupe des artifices inventés par celui que ses geôliers appellent le « général Bonaparte » ; par des sautes d’humeur calculés et des caprices feints, le prisonnier construit peu à peu sa légende. Quelques années plus tard, le poète allemand Heinrich Heine pourra dire de l’exilé qu’il était « mort sous Hudson Lowe ». L’image du réprouvé devenait une sorte de figure christique.

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