Isaac Babel

 

Isaac Babel, Perrin
Adrien Le Bihan
2015, 343 pages


La littérature russe ne s’est pas éteinte avec la révolution de 1917. Gorki, Mandelstam, Pasternak et Soljenitsyne en sont les enfants ou les contemporains. Parmi ces grands écrivains, Isaac Babel occupe une place singulière. A l’instar de nombreux juifs, il se prit de sympathie pour une révolution qui, il l’espérait, rendrait la vie moins rude à ses compatriotes et à ses coreligionnaires. En 1920, il accompagnait l’armée de cavalerie qui était chargée de s’emparer de Varsovie lors de la guerre entre la Pologne et le jeune Etat soviétique. De cette chevauchée, il en tirera une œuvre mondialement connue :
Cavalerie rouge. L’œuvre montre toute l’ambivalence qui est celle de nombreux intellectuels ayant embrassé la cause communiste. De sympathique la Révolution leur devevnait de plus en plus odieuse, brisant les individus qui n’entraient pas dans le moule. Lors des Grandes Purges (1937-1938), le couperet ne tarda pas à s’abattre sur l’auteur de Cavalerie rouge. Son œuvre était jugée « d’une valeur artistique indéniable, mais sans rien de prolétarien » (p. 114). Gorki mort, il n’y avait plus personne pour défendre un romancier qui avait souvent flirté avec la liberté de pensée car, s’il épousait la plupart des convictions communistes, Babel tenait à garder son esprit critique. Cette liberté de ton ne devait pas tarder à être payée comptant : Babel fut fusillé en 1940.

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