Palmyre, l’irremplaçable trésor

Palmyre, l’irremplaçable trésor
Paul Veyne
Albin Michel, 2015, 141 pages

Il y a quelques mois, sinon quelques semaines, les furieux de l’Etat islamique détruisait une grande partie de l’antique cité de Palmyre, faisant sauter à la dynamite des monuments dont les siècles n’étaient pas parvenus à avoir raison. Afin que le souvenir de Palmyre demeure, ce grand spécialiste de l’Antiquité qu’est Paul Veyne s’est attaché à la faire revivre, à raconter sa spécificité au sein de l’Empire romain. Tout l’effort de l’historien est de prouver que, par l’économie, la religion et la culture, la cité constituait un pont entre l’Occident et l’Orient. A cet égard, Palmyre ne ressemblait à aucune autre cité de l’Empire, conclut P. Veyne. Cité ouverte, avec sa ville dépourvue de murailles et ses campagnes alentours, Palmyre apparaît comme une cité bénie des dieux, un carrefour des civilisations tout à fait singulier.  A noter les quelques pages que l’auteur consacre à la religion. Comme les juifs, les palmyréniens ne considéraient pas la religion « comme réponse à l’angoisse de la mort ou à l’énigme métaphysique. » Cette billevesée, née chez les positivistes au XIX° siècle, a décidément beaucoup de plombs dans l’aile.

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