Clemenceau

Clemenceau
Michel Winock 
Perrin, 2017, 567 pages


Il y a cent ans, le Président Raymond Poincaré appelait Georges Clemenceau à la présidence du Conseil. Après l’échec sanglant de l’offensive du Chemin des Dames et les mutineries qui avaient gagné bon nombre de régiments, le doute régnait. Il fallait un chef, un chef qui sût fédérer les énergies, rallier les courages défaillants afin de mener les troupes alliées à la victoire. L’excellente biographie de Michel Winock, historien intarissable de la République française, enveloppe toute la vie du Tigre, pas seulement ses courtes années qui l’ont consacré comme le « Père la Victoire », de 1917 à 1920. Bien qu’admirant Clemenceau, l’auteur ne sursoit jamais quand il s’agit de décrire ses défauts : « Opposant intraitable, terreur des ministères, républicain maximaliste en guerre contre les républicains opportunistes, moqueur, mordant gouailleur, méprisant, orgueilleux, injuste, il avait longtemps fait peur… » (p. 331) S’il avait beaucoup d’ennemis, à gauche comme à droite, la guerre fournit à Clemenceau l’aura des grands patriotes, celle pour qui ne comptent que la patrie et la nation. 

 

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