Quelques dates

Les grandes dates de l’histoire de Mont-Roland

Jusqu’au XIe siècle, des traditions et des légendes, où Saint Martin de Tours et le chevalier Roland ont leur place.
« Le premier sanctuaire qui a été bâti sur le Mont est attribué à saint Martin. C’est une tradition qui n’a rien d’invraisemblable. Aussi loin qu’on puisse remonter dans le passé, on a toujours vu, à Mont-Roland, un autel dit « de saint Martin » autel qui aurait été consacré par le saint évêque, apôtre des campagnes gauloises.
Le sanctuaire qui abritait l’autel devait être une construction très modeste, qu’il nous est difficile d’imaginer. Quoi qu’il en soit, cette chapelle primitive dut être détruite par les Normands qui ravagèrent la région au IXe siècle et ruinèrent le prieuré de Saint Vivant, non loin de Dole, vers 886.
Il fallait reconstruire. Ce qui semble certain, c’est que l’autel de saint Martin n’avait pas été détruit. La nouvelle chapelle était sans doute un édifice de petites dimensions, avec des murs de pierre et un plafond en bois, non voûté. C’est peut-être à ce moment-là que les Bénédictins s’installèrent à Mont-Roland et y apportèrent le culte de la Vierge. »
H. Gauthey

1089 - L’église de Mont-Roland est mentionnée pour la première fois, avec le prieuré de Jouhe, dans une bulle du Pape Urbain II. A cette époque la Vierge en Majesté est sculptée.

1184 – Béatrix, épouse de l’empereur Frédéric Barberousse, meurt à Jouhe. Elle est inhumée en Allemagne. Bienfaitrice des Bénédictins de Jouhe, ils lui donnèrent le titre de « fondatrice » de leur monastère. Les moines de Jouhe élèvent un cénotaphe à sa mémoire, rappelant ses largesses envers leur prieuré. On a tout lieu de croire que l’église de Mont-Roland reçut souvent les visites de la pieuse princesse et bénéficia de ses libéralités.

1302 – Othon IV, comte de Bourgogne, fait un legs de deux calices à « Nostre Dame de Morolain dessus Dole »

1324 – Jeanne de Bourgogne, comtesse palatine, reine de France et de Navarre qui « portée de dévotion envers la Sainte Vierge qu’on vénère en la chapelle de Mont-Roland », y fonde trois grand-messes chaque semaine.

1354-1355 – Jean de Chalon offre une lampe et fonde une chapellenie en l’honneur de saint Martin

1357-1358 – Marguerite de Bourgogne fonde des messes

1362-1365 – Les Grandes Compagnies rançonnent la région : les prieurés de Jouhe et de Mont-Roland sont incendiés. Les moines se réfugient à Dole

A la fin du XIVe siècle – Même si tous les bâtiments du Mont-Roland non pas été détruits au passage des Grandes Compagnie, l’Eglise de Mont-Roland est en grande partie en ruines : les Bénédictins entreprennent sa réfection.

1372 et 1386 – Pèlerinage à Mont-Roland de Philippe le Hardy

1388-1398 – Le bénédictin Jean de Neufchâtel est prieur de Jouhe pendant 10 ans. Après avoir été bénédictin, ils sera chartreux, puis évêque de Nevers, de Toul, et élu archevêque de Besançon et évêque suburbicaire d’Ostie. Ce personnage avait la réputation d’un saint et l’on prétend que des miracles se firent à son tombeau.

1395 – L’amiral Jean de Vienne fonde avec Guy Pontailler, maréchal de Bourgogne, une chapelle à Mont-Roland.

1407 – Pèlerinage à Mont-Roland de Philippe le Bon et de ses soeurs

1408 – Pèlerinage à Mont-Roland des filles de Jean Sans Peur

1410 et 1414 – Pèlerinage à Mont-Roland de Marguerite de Bavière puis de Philippe le
Bon.

1412 – Sainte Colette fait le voyage de Besançon à Auxonne pour y installer ses Clarisses réformées et tombe en extase à la vue de Mont-Roland.

1439-1440 – Reconstruction du chœur. Ce travail important est mené à bien par le prieur Jean de Coigney. On conserve ce qui subsiste de l’ancienne église. Le nouveau chœur est plus élevé que le reste et voûté : il renferme l’Image miraculeuse de la Vierge et l’autel de Saint Martin. On voit aussi la statue de Roland dans un collatéral. L’ensemble est assez disparate, portant les traces de divers agrandissements et reconstructions.

1476-1531 – Louise de Savoie durant le temps qu’elle était captive de Charles le Téméraire, brodait des ornements d’autel pour Mont-Roland

1636 – Pendant la guerre de dix ans (1635-1644), les Suédois et les Français assiègent Dole en 1636. La soldatesque s’établie à Mont-Roland. Par deux fois, le feu est mis aux bâtiments : les autels sont renversés, les images et les ex-voto brûlés. Les Bénédictins s’enfuient. La statue de la Vierge est emmenée à Auxonne par les Français.

1644 – Retour des Bénédictins à Mont-Roland. L’Eglise et le Monastère sont en grande partie en ruines

1649 (28 septembre) – La Sainte Image est rapportée à Mont-Roland sur l’ordre du Prince de Condé et reçue solennellement.

1651 – « Histoire de l’antiquité et des miracles de N.D. de Mont-Roland » publié par Dom Simplician Gody , Dole 1651

1717 – Reconstruction de l’Eglise et agrandissement du Monastère exécutés sur les plans du bénédictin dom Duchêne. La première pierre est posée, La façade est tournée vers Auxonne.

1719 – L’église est terminée. C’est une grande église, avec trois nefs élevées et voûtées, soutenues par des piliers en pierre de Sampans. Le chœur de Jean de Coigney est conservé en partie. On y voit toujours l’autel de saint Martin, l’Image miraculeuse et la statue de Roland.

1722 – Construction du clocher de l’Eglise

1792 – C’est La Révolution. Les Bénédictins sont chassés de Mont-Roland.

1793 – Les édifices de Mont-Roland sont vendus comme bien national, les pierres exploitées et emmenées ailleurs. Il ne subsiste que quelques pans de murs, un morceau du clocher et une partie de prieuré. La Vierge de Majesté trouve sa place dans l’église de Jouhe où elle est encore aujourd’hui.

1830 – M. Justin Chavelet, de Jouhe, devient propriétaire de Mont-Roland

1843 (8 décembre) – les Jésuites de Dole rachètent les ruines de Mont-Roland. Le Père Guillermet, jésuite) fait venir de Besançon une statue en fonte qui témoigne que Notre-Dame a repris possession de son domaine. On la place sur un pan de mur encore debout. Elle se dresse aujourd’hui sur un pilier, dernier vestige de l’ancienne église, et on la connaît sous le nom de « Vierge aux abeilles »

1844 (1er mai) – Bénédiction de la « Vierge aux abeilles »

1844 (22 août, en à la fête du Cœur Immaculé de Marie) – Dans le bâtiment encore debout du prieuré, le Père Maillard, Provincial des Jésuites, bénit une chapelle provisoire, aménagée dans une salle voûtée du rez-de-chaussée. Jusqu’à la reconstruction de l’Eglise de Mt Roland, cette minuscule Chapelle, assidûment fréquentée et vénérée, restera le vrai centre du pèlerinage. Les Pères y prononcent leurs vœux de religion. Par deux fois le Père Roothaan, Général des Jésuites, exilé d’Italie en 1848, vient y célébrer.

1846-1850 - Durant ces années difficiles, quelques travaux sont à peine esquissés : divers plans, par trop grandioses, sont successivement abandonnés. Mais les fidèles de Mont-Roland se font nombreux et fervents.

1850 (début) – Au lendemain de la Loi Falloux sur la liberté de l’enseignement,
le Père Joseph Gloriot ouvre à Dole le nouveau Collège de Notre-Dame de Mont-Roland,

1850 (20 mai) – Le Père Joseph Gloriot jésuite et supérieur de Dole, assisté d’une commission de laïcs compétents et dévoués, prend vigoureusement en main la réalisation de la nouvelle chapelle confiée au jeune architecte Alfred Ducat, de Besançon.

1851 (25 mars) – On commence à creuser les fondations de l’Eglise

1851 (24 juin) – Bénédiction de la première pierre de l’église actuelle (architecte Alfred Ducat, de Besançon).

1854 – L’épidémie de choléra, interrompt les travaux. Mais au même moment la crainte du fléau amene à Mont-Roland d’innombrables pèlerins (le 24 juillet 1854 la communion est distribuée durant trois quarts d’heure).

1857 – Les charpentiers pose la couverture de l’Eglise.

1858 (30 avril) – Inauguration de la grande statue de Notre-Dame au pinacle de la façade. La bénédiction du Saint-Sacrement est donnée pour la première fois à l’intérieur de l’église.

1858 – Publication d’une première « Notice historique sur le pèlerinage »

1859 (2 août) – Consécration de l’église par Mgr Fillion, évêque de Saint Claude (les croix de consécration sont peintes sur les piliers). Une nouvelle statue de Marie remplace l’ancienne Vierge de Mont-Roland, demeurée à Jouhe. Le Pape Pie IX accorde au sanctuaire le rare privilège de l’indulgence « de la Portioncule ». Le grand pèlerinage annuel à Notre Dame de Mont-Roland reste fixé au 2 août.

1869 – La première pierre de la flèche est posée. Les travaux sont rapidement menés.

1866« Notre Dame de Mont-Roland », petit volume publié par le Père Etienne Montial

1866 – Ouverture du petit cimetière des Pères Jésuites.

1868-1869 – Tracement du nouveau chemin prolongeant l’allée des tilleuls jusqu’à la grand route.

1870 : Achèvement du clocher

1870 (12 juillet) – « Baptême » des quatre cloches (Bernardine, Marie-Josèphe, Joseph-Marie et Maria) données respectivement par le Cte Bernard de Menthon, Mme Ménans, Melle de Jouffroy-Gonsans et Melle Marie Grusse. Ces cloches ont été fondues aux ateliers Paccard à Annecy.

1870 (15 juillet) - La France déclare la guerre à la Prusse.

1870 (23 octobre)- Occupation militaire de Mont-Roland. L’ordre est donné aux habitants du sanctuaire de gagner Lyon, la Savoie ou la Suisse. La même mesure est notifiée aux Pères du Collège de Dole. Le Père Huguet, gardien de Mont-Roland, est inculpé faussement de « haute trahison ». Il est emmené à Dole, accompagné de deux de ses frères. L’exil des jésuites durera six mois, jour pour jour, durant lesquels les occupants successifs profaneront l’église tout en respectant la Vierge (la pierre du maître autel sera brisé). Les maisons seront vandalisées.

1871 (29 avril) : Mgr Nogret, évêque de Saint-Claude, procède à une nouvelle consécration de l’autel, sous le titre de « Marie, Mère de Grâce. »

1872 (2 août) : Couronnement de la nouvelle statue de Notre Dame de Mont Roland par Mgr Nogret

1872 (11 novembre en la fête de Saint Martin) : Grand pèlerinage de foi et de réparation après les épreuves, les profanations et les destructions de la guerre.

1880 (2 juillet) – Expulsions des Jésuites. Les scellés sont maintenus quinze ans sur le grand portail de l’église. L’Eglise et les bâtiments sont mis aux enchères. Mais la charité vint au secours de Mont-Roland : tout est racheté à grand frais par d’insignes bienfaiteurs et le sanctuaire demeura intact.

1893 – La Mission de Notre Dame de Mont-Rolland est fondée à Thiès (Sénégal)

1896 – Un chemin de croix est édifié au bord de la route de Mont-Roland

1901 – Fin de la période d’expulsion et retour des Jésuites à Dole et à Mont-Roland

1931 – Restauration de la croix de pierre du clocher (frappée par la foudre en 1930)

1944 – Les vitraux sont brisés par l’explosion des ponts de la ville de Dole. Ils sont restaurés en 1955. En 1957, une tempête de neige saccage les mêmes vitraux qui sont, de nouveau, remis en état.

1961 – Les jésuites appelés dans leurs Missions, quittent Dole et Mont-Roland. Le diocèse de Saint Claude prend la charge du Collège et du Sanctuaire.

1962 (1er trimestre) – Parution du 1er bulletin « La Voix de Mont-Roland »

1962 – La maison des Chapelains est aménagée de façon plus vaste et plus confortable.

1967 (14 mai) : Premier pèlerinage des Portugais à Notre-Dame de Fatima. Construction de la Chapelle Sainte-Colette (Crypte).

1972 : Fête du Centenaire du couronnement de Notre Dame de Mont-Roland

1974-76 : L’entreprise de M. Bertrand, maître verrier à Sermesse (S. et L.) enlève une à une les verrières. Il les consolide dans son atelier et fait la remise en place. Beaucoup de ces vitraux sont bien endommagés. L’entreprise Valcher de Foucherans, proche de Mont-Roland, entreprend le nettoyage des peintures de l’église.

1976 : Réfection de la façade de l’Eglise (très endommagée par le gel) et de la Statue « Notre Dame» au pinacle de la façade.

1982 (15 mai) : Inauguration et Bénédiction de l’orgue du Sanctuaire.

1986-1987 : Aménagement de l’hôtellerie du Sanctuaire : construction du bâtiment « les Tilleuls »

1991 (9 au 24 avril) : Premier pèlerinage des gens du voyage sur la colline du Mont-Roland.

   

   

   
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