Chapelle de Mont-Roland de 1719

Linteau qui surmontait le porche de la chapelle reconstruite en 1719.

   

   


La photographie que vous avez sous les yeux est l’extérieur de la branche gauche du transept. L’architecte Ducat qui a conçu la reconstruction de notre chapelle de 1850 à 1859 y a incrusté des restes de décoration de l’ancienne chapelle. C’est le bandeau en pierre de Sampans qui va retenir aujourd’hui notre attention. Il est mutilé. Le premier mot a disparu. S’il était complet nous pourrions lire l’inscription suivante :

ViRGO ANTIQVA PRODIGI IS DECORATA AEDIFICIIS
Ce que nous pouvons traduire ainsi :
L’antique Vierge est décorée de merveilleux édifices


C’était le linteau qui surmontait le porche de la chapelle reconstruite en 1719.

En effet, si l’on ajoute les lettres représentant des chiffres romains (en capitales plus grandes) nous obtenons 1719. Chacun peut faire ce petit calcul en sachant que I = 1, V = 5, C=100, D= 500.



C’est au moment du siège de Dole par le prince de Condé, entre le 28 mai et le 15 août 1636, que le prieuré de Mont-Roland et sa chapelle avaient été incendiés par les Suédois, alliés de la France. La statue de Notre-Dame gisait à même le sol et Condé la fit transporter chez les capucins d’Auxonne. Elle y resta jusqu’au 28 septembre 1649. Les bénédictins qui étaient revenus à Mont-Roland en 1644 avaient commencé d’y travailler et avaient relevé comme ils le pouvaient les ruines de leur prieuré et de la chapelle. Les choses restèrent en l’état jusqu’en 1715. Cette année-là, les Bénédictins décidèrent d’entreprendre une nouvelle construction plus harmonieuse. Elle fut achevée en 1719 : c’est l’église dont parle notre inscription.

Vous serez peut-être intéressés par la façon dont on habillait alors la statue. Voici le catalogue du trousseau donné par L. Jeannez : « Notre Dame avait trois robes blanches en toile d’argent, cinq rouges, quatre vertes, deux violettes, quatre bleues, trois jaunes, une noire ; elle possédait huit voiles et manteaux blancs, six bleus, sept rouges, deux jaunes, trois verts, quatre violets. » il est probable qu’on changeait les vêtements selon le temps liturgique. En tout cas, en ce temps-là on aimait la couleur !

L’église de 1719 devait à sont tour être démantelée à partir de 1792 lorsque la Convention ayant décidé de supprimer la congrégations religieuses, les Bénédictins durent quitte la colline.

Article de Jean Tribut paru
dans la Voix de Mont-Roland n°138, avril, mai, juin 1996



   
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