Chapelle de Mont Roland de 1636

Inscription provenant de la chapelle ruinée en 1636

   

   


Voici une inscription indiquant une date. Elle se trouve sur le côté droit de l’église, à l’extérieur. Elle provient de la chapelle ruinée en 1636 au moment du siège de Dole et restaurée provisoirement par les bénédictins revenus à Mont-Roland en 1644.

QVI LEGIS HV NC VERSVM XPI (CHRISTI)
ANNOS TV IPSE VIDEBIS


Ce qui peut se traduire ainsi :
« Toi qui lis ce verset, tu verras toi-même en quelle année
après le Christ (nous sommes) ».


Rappelons que I=1, V=5, X=10, C=100, D=500 et M=1000 en chiffres romains.
Si vous ajoutez tous les chiffres indiqués par de grandes majuscules, vous trouverez 1646.


L’histoire n’a pas retenu d’événement important concernant Mont-Roland en cette année 1646. Nous supposons que deux ans après leur retour, les bénédictins avaient achevé les réparations de la chapelle et qu’ils ont voulu marquer par cette inscription la fin de leur entreprise de restauration.
A cette date, l’antique statue de Notre Dame, déposée chez les capucins d’Auxonne par le prince de Condé durant le siège de Dole, n’était pas encore revenue à Mont-Roland. Les bénédictins et les Dolois demandaient cependant son retour avec insistance, mais sans obtenir satisfaction. Une lettre de Louis XIV au gouverneur d’Auxonne, datée du 17 mars 1647, demande que la statue soit rendue « aux religieux bénédictins du monastère de Mont-Roland pour y être établie avec l’honneur et la vénération requise pour la révérence due à la Sainte Vierge. » Mais il faudra attendre lus de deux ans et les ordres menaçants de Condé pour que les braves gens d’Auxonne acceptent le retour de la statue sur la colline.
Le 28 septembre 1649, les bénédictins se rendent à la frontière du Royaume de France pour y attendre l’image de Marie portée en procession depuis Auxonne par deux capucins escortés du clergé et de nombreux fidèles. On chante le Salve Regina. Deux bénédictins relaient les capucins et au chant du Te Deum on prend le départ vers Mont-Roland. Du côté des Francs-Comtois, il y a surtout des gens de la campagne car les autorités ont interdit aux Dolois de sortir de la ville, craignant probablement des troubles. En revanche, le lendemain, un peuple nombreux se pressait sur la colline pour fêter le retour de la statue de Notre Dame dans son église de Mont-Roland. Elle y restera jusqu’en octobre 1792, date à laquelle elle sera transportée à Jouhe, où elle se trouve actuellement.


Article de Jean Tribut paru
dans la Voix de Mont-Roland n°139, juillet, août, septembre 1996


   
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