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Durant 4 soirées, à Dole, Arbois, Lons-le-Saunier et Saint-Claude,  Monseigneur Jordy a donné sa conférence de carême 2015 devant un public nombreux et attentif.

S’appuyant sur l’exhortation post-synodale du Pape François, La joie de l’Evangile, il a proposé une réflexion en deux grands chapitres. 



Dans un premier temps, il a invité à réfléchir sur les raisons qui amènent l’Eglise à se pencher sur de nouvelles manières d’évangéliser : que s’est-il passé dans le monde et dans l’Eglise pour parler d’une nouvelle étape ?
Si l’on regarde, à la manière des sociologues l’évolution du monde, on peut discerner 3 grandes périodes :

- Le monde traditionnel qui, en Occident,  dure jusqu’à la Renaissance et se caractérise par la référence au passé et la transmission de génération en génération d’un savoir, d’une sagesse. En période de crise, on s’appuie sur les valeurs du passé qui ont fait leur preuve.

- Le monde moderne, de la Renaissance jusqu’aux années 1970/1980. On redécouvre l’Antiquité, ses philosophes et ses penseurs ; et on découvre les Amériques. Cela amène une remise en cause de la tradition, en particulier dans le domaine cosmologique, anthropologique et théologique. Progressivement, cela va déterminer une façon d’être et de penser : on remet en cause la parole des anciens, l’homme peut s’émanciper de la Révélation biblique et le salut n’est plus à rechercher dans les valeurs du passé mais dans l’avenir, dans le progrès. Dans les années 1950/1960, après deux guerres mondiales, on commence à prendre conscience des effets paradoxaux de ce mode de pensée : le fait d’affirmer « Ni Dieu, ni maître » provoque l’autonomie mais aussi l’individualisme ; la technique peut se retourner contre l’homme et la raison comme seul critère a permis les camps de la mort et Hiroshima.

- Le monde post ou hyper moderne qui va suivre, nourri du monde moderne qui efface la tradition et méfiant des effets du progrès, s’intéresse dorénavant au présent et l’homme a comme référence essentielle son bien-être, est vrai ce qui est bon pour moi. Cela entraîne une fragmentation de la société en « tribus », en « communautés ». Les institutions ne comptent plus. Certains sociologues notent même une accélération du phénomène qui fait passer maintenant du "souci de soi à l’obsession de soi".

    
 à lons-le-Saunier                                                à Arbois

Face à cette évolution du monde, l’Eglise a cherché à se positionner. Dans un premier temps, la réponse à la modernité a été un réflexe défensif et une posture intransigeante. Puis, à partir des années 1940, avec en particulier le travail des exégètes pour introduire la raison dans l’analyse des sources bibliques, l’Eglise entre en dialogue avec le monde. C’est la période de l’Action Catholique avec le désir de montrer qu’il y a convergence entre vie et foi, que même des non chrétiens mettent en œuvre une vie évangélique. Cela sera vrai jusque dans les années 1980 où, la sécularisation sera telle que la pertinence de la méthode de l’Action Catholique ne « marchera » plus. C’est alors, que le Pape Jean-Paul II, lors d’un voyage en Pologne utilise pour la première fois le terme de « nouvelle évangélisation. Il reprend, en cela, ce que le Pape Paul VI avait pointé dans son exhortation Evangelii nuntiandi, c’est-à-dire que  « l'effort pour annoncer l'Évangile aux hommes de notre temps » est du ressort de tous les baptisés.

Dans le deuxième temps de son intervention, Monseigneur Jordy a tout d’abord tracé l’apport des Papes qui ont précédé le Pape François. Paul VI avec le concile Vatican II qui invite à poursuivre l’évangélisation. Saint Jean-Paul II, et à sa suite Benoit XVI, avec la nouvelle évangélisation qui demande à chaque baptisé de rentrer dans une amitié avec le Christ afin d’en être le disciple. Il a aussi rappeler qu’en 1997, la Conférence des évêques de France publiait un ouvrage au titre et au contenu clairs, Lettre aux catholiques de France – Proposer la foi dans la société actuelle.

Le texte du Pape François, La joie de l’Evangile, se situe donc dans la continuité, en proposant comme point de départ de cette annonce de la foi, la joie, expérience centrale de la vie chrétienne. Pour cela, le Pape nous donne 7 clés qu’il détaille tout au long de son texte.

En réponse à cette invitation du Pape, notre diocèse, comme beaucoup d’autres diocèses en France et dans le monde a réfléchi à la façon de répondre à cette exhortation à être missionnaire, à annoncer l’Evangile. Un projet pastoral missionnaire est en train d’être élaboré et sera prochainement proposé. Ce ne sont pas forcément des choses nouvelles à faire, mais plutôt un déplacement, une conversion et un recentrement sur Jésus mort et ressuscité qui doit irriguer et imprégner nos actions, notre vie.

 En conclusion, Monseigneur Jordy a invité les personnes présentes à réfléchir sur la joie, celle qui vient du Christ, sa place dans leur vie. Chacun est reparti avec cette question, encore et toujours centrale pour tout baptisé et vitale pour l’Eglise : est-ce que par ma vie, je donne envie à d’autres de croire ?

Auteur : Bertane Poitou
- Date de publication : 16 mars 2015  

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