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Le 6 octobre, la salle des fêtes des Rousses était comble. Officiels, presse écrite et télévisée, parents et amis de la famille de Max Arbez avaenit fait le déplacement pour une cérémonie exceptionnelle.
En effet, Angèle Arbez, qui a fêté ses 103 ans le 8 octobre, recevait pour son mari à titre posthume la reconnaissance de l’état d’Israël pour avoir sauvé près de 250 personnes juives pendant la Seconde guerre mondiale. Il était reconnu "juste parmi les nations".


Photos © Jacques Poitou : Ici

Les orateurs se sont succédé à la tribune pour évoquer la figure de Max Arbez. 
Bernard Mamet, maire des Rousses, a retracé les grandes lignes de la vie de Max Arbez né le 2 décembre 1901 et décédé le 28 mars 1992. Il a évoqué les solides convictions religieuses qui ont amené Max Arbez a posé ces actes d’humanisme.

Monseigneur Jordy, présent en tant qu’évêque de Saint-Claude et en tant que président du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme à la Conférence des Evêques de France a développé son intervention en trois points : nous vivons un moment de mémoire en honorant un homme qui a su s’appuyer sur des valeurs humaines et des valeurs de foi, nous avons aujourd’hui le devoir de continuer que ces valeurs fassent vivre notre société et nous avons la responsabilité de préparer l’avenir en œuvrant à la construction d’une maison commune d’humanité.

Puis le Préfet du Jura, Monsieur Jacques Quastana a pris la parole pour rappeler que seulement 38 francs-comtois dont 15 jurassiens ont été distingués comme justes. Ils ont a-t-il dit non seulement traversé l’histoire, ils l’ont écrite, ils ont donné à notre devise, liberté, égalité, fraternité, le sens le plus concret en la traduisant dans les actes de leur vie quotidienne. 
Madame Rachel Feinmesser, ministre aux Affaires Politiques près l'Ambassade d'Israël à Paris, citant le Talmud –« Qui sauve une vie, sauve l’humanité »- a souligné que le courage est, pour des hommes ordinaires, la raison d’actes extraordinaires.


Elle a transmis à la famille de Max Arbez l’assurance de la gratitude et de la reconnaissance éternelles de l’état d’Israël dont la médaille de juste est la plus haute distinction.

Alexander Lande avait 5 ans quand il a été sauvé avec ses parents et sa petite sœur par Max Arbez. C’est lui qui a œuvré pour que le titre de juste lui soit conféré. Il avait retrouvé le journal de sa mère dans lequel étaient consignés les détails de leur passage en zone libre. Seulement, pour des questions de sécurité, sa mère avait changé les noms. Il a fallu une longue enquête pour pouvoir démêler le récit et retrouver les vrais noms dont celui de Max Arbez.

Quant au Docteur Tuset, membre de la famille d’une personne sauvée par Max Arbez, il a commencé ainsi son intervention : « Jusqu’à ce jour, j’ai connu trois hommes qui se prénommaient Max. Le premier était Max Jacob, artiste, homme de lettres, grand nom des arts de l’époque de l’entre deux guerres. Le deuxième Max s’appelait ainsi dans la résistance. Il s’agissait de Jean Moulin. Le troisième Max était Max Arbez. Il avait l’envergure des deux premiers. » Et dans sa conclusion, reprenant la formule utilisé par Montaigne pour expliquer son amitié avec La Boétie, il a ainsi qualifié la relation unissant Max Arbez aux personnes qu’il a sauvées : "Parce que c’était lui, parce que c’étaient eux, il les aimait.".

A l’issue de la cérémonie, tous les participants se sont retrouvés pour un vin d’honneur à l’Hôtel Arbez, situé dans le hameau de La Cure, à cheval sur la frontière franco-suisse.

 

Bertane Poitou

Auteur : Bertane Poitou
- Date de publication : 06 octobre 2013  

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