Année missionnaire




Année missionnaire

Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Lc 24, 32-35

Toi qui aspires à suivre le Ressuscité, à quel signe Le reconnaîtras-tu ? Quand les luttes que tu livres en toi-même pour Le suivre, quand les épreuves et jusqu’au fleuve de larmes intérieures qui parfois coulent en toi, quand tout ce combat ne te durcit pas mais se transfigure pour devenir un lieu de source, alors tu expérimentes la vie du Ressuscité en toi. Dans ce retournement qui s’accomplit au-dedans de toi, tout ce qui pourrait ravager l’être, la solitude humaine, l’impression d’inutilité, tout ce qui autrement aurait cassé les fibres de l’âme, tout cela ne vient plus bloquer le passage mais ouvrir une trouée, de l’angoisse vers la confiance, de la résignation vers l’enthousiasme créateur. Tel est le miracle que le Ressuscité opère en toi.

Si tu veux suivre le Ressuscité jusqu’à l’extrême, alors prépare toi à connaître des luttes : ces fidélités de chaque jour qui, à travers des petits faits, te relient à une immense réalité. Si cela est, alors se construiront en toi une humanité pétrie de compréhension pour tous et un cœur vaste comme le monde. Etre suspendu à la confiance du Ressuscité, c’est l’amour à l’état pur, non pas un amour illusoire qui se satisfait de paroles, mais la confiance d’un amour fort. Savoir où reposer notre cœur, c’est saisir une réalité cachée à nos propres yeux : le ressuscité nous accompagne par sa mystérieuse présence ; le souffle de son amour nous visite, nous ne piétinons plus sur place, Il nous accompagne. Passage fulgurant de l’amour de Dieu, le Ressuscité traverse chaque être humain comme un éclair dans sa nuit. Par ce passage, Il nous saisit, se charge de tout, prend sur Lui ce qui est intolérable. Après coup seulement, parfois longtemps après, nous le comprendrons : le Christ a passé, sa surabondance a été donnée.

Au moment où les yeux s’ouvrent à ce passage, tu te diras : « Mon cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de moi pendant qu’Il me parlait ? ».

 Frère Bernard

Date de publication : 20 mai 2016  

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