Année missionnaire



En chemin ...

Les Sœurs Carmélites de Saint-Maur nous proposent une méditation
à partir des versets 15 et 16 de l’évangile des disciples d’Emmaüs
Lc 24, 15-16

 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.  Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Luc 24, 15-16.

Une discussion intense entre ces deux disciples, pleine de questions, de doutes, certainement marquée par la déception, le découragement… une discussion sans fin,  cherchant en vain une ouverture, une lumière, un espoir. Ils sont enfermés dans cette histoire qui vient de leur arriver et les laisse seuls, abasourdis, meurtris.
Une situation qui semble si proche de la nôtre à certains moments de notre vie, de la vie de nos contemporains quand les pourquoi ne trouvent pas de réponse devant tant de drames humains, familiaux ou mondiaux. 

Et voici que Jésus s’approche. Cet inconnu prend l’initiative de les rejoindre sur leur route, de s’approcher, physiquement certes mais bien plus encore Il se met au pas de leur cœur. Nos deux disciples Le voient bien de leurs yeux de chair mais ne Le reconnaissent pas. « Leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître » ! Comme si Jésus ne pouvait pas encore se laisser reconnaître pour l’instant avant qu’ils n’aient fait avec Lui le chemin intérieur de la foi et qu’ils Le reconnaissent à la lumière de Sa Parole et au partage du pain.

De nombreux saints témoignent de leur marche dans l’épreuve et dans la nuit et de la lumière qui les guide. Ainsi sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus en pleine épreuve de la foi, sous l’image d’un petit oiseau fragile: « Avec un audacieux abandon, le petit oiseau veut rester à fixer son Divin Soleil ; rien ne saurait l'effrayer, ni le vent ni la pluie et si de sombres nuages viennent à cacher l'Astre d'Amour, le petit oiseau ne change pas de place, il sait que par-delà les nuages son Soleil brille toujours, que son éclat ne saurait s'éclipser un seul instant. Parfois  il est vrai, le cœur du petit oiseau se trouve assailli par la tempête, il lui semble ne pas croire qu'il existe autre chose que les nuages qui l'enveloppent ; c'est alors le moment de la joie parfaite  pour le pauvre petit être faible. Quel bonheur pour lui de rester là quand même, de fixer l'invisible lumière qui se dérobe à sa foi!!!... » (La parabole du petit oiseau)

 

Date de publication : 21 janvier 2016  

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