D’après la biographie du Père Magloire Barthet

Peu de temps auparavant, la mission de Thiès avait été alertée par un événement tragique qui s'était déroulé dans son voisinage.
Non loin vivent des villages païens, sérères nones et diobass, groupant une population d'environ 7 000 habitants.
Indépendants et farouches depuis toujours, protégés qu'ils sont par de profonds ravins et de hautes broussailles, ils ne cessent de razzier leurs voisins.
Le gouvernement chargea un chef musulman de les pacifier.
Dès qu'il se présenta, son armée fut mise en déroute, laissant dans les deux camps de nombreux blessés.
Les missionnaires de Thiès accoururent et les soignèrent tous, avec un total dévouement.
"Votre cœur est meilleur que le nôtre" reconnaissent les Diobass qui ouvrent leurs villages aux missionnaires.
Apprenant ce revirement des Diobass, il faut mettre, pense l'évêque, ces villages sous la protection de la Vierge Marie vénérée au Mont Roland ; elle attirera les bénédictions du ciel sur ces païens qui s'ouvrent à nous.
Il écrit à l'évêque de Saint-Claude, aussitôt favorable.
Dans son diocèse, le collège jésuite Notre-Dame de Mont Roland à Dole, ou précisément Mgr Barthet avait fait ses études secondaires, vénérait une statue miraculeuse de la vierge, datant disait-on du IVème siècle, devant laquelle, au VIIIème siècle avait prié le chevalier Roland, le preux de Charlemagne.
Depuis, la statue s'appelait Notre-Dame du Mont Roland.

Mgr Barthet écrit alors au Père Edmond de Gigord, directeur du collège de Dole : "Je vais m'occuper de faire explorer le pays des Diobass afin d'y découvrir une colline qui rappelle un peu la vôtre ; puis j'irai déterminer l'emplacement de la future chapelle où, je l'espère, Notre-Dame du Mont Roland aura un jour ses pèlerinages."

Le mouvement de conversions se continuant dans les environs de Thiès

Le songe du vieux Biram
Récit sur l’origine de la mission de Mont Rolland au Sénégal

Cela se passe dans les années 1890.

Dans le pays sérère NDUTT, près de Thiès, le grand prêtre et maître des interdits, BIRAM, veille sur les valeurs ancestrales. En particulier, il s’assure que le NDUTT revenant de voyage est resté pur. Et bien sûr, aucun étranger ne doit séjourner dans le pays, que les colons français n’ont pas encore pénétré.

Une nuit, Biram voit en songe une dame souriante, nimbée d’une blancheur éclatante, dressée sur la colline, un enfant dans les bras. Une étrangère s’appropriant le village ! Pour le maître des interdits, c’est le pire des cauchemars !

Il ne cesse de retourner ces pensées lorsque, quelques lunes plus tard, un blanc se présente à dos de cheval. Quand l’heure de palabrer arrive, une icône tombe du livre de l’étranger. Biram, cette fois, ne rêve plus : la dame de la colline est bien là, en image !
Il tombe alors en transe, se souvenant des paroles prononcées par la dame de son rêve : "Recevez les étrangers qui vous indiqueront le chemin qui conduit vers Dieu" ….
Mais faut-il trahir le Grand Esprit des Anciens et les génies protecteurs ? Ne vont-ils pas se venger ? Quel parti prendre ?

Biram alors se baisse et, dans ses vieilles mains tremblantes, accueille la Vierge Marie. Le pays NDUTT tout entier vient de basculer.
Marie est définitivement adoptée.

D’après un récit d’Alexis Mbengue de Mt Rolland du Sénégal


Mgr Barthet pense le moment venu de réaliser le projet du pèlerinage de Notre-Dame du Mont Roland et de le placer dans la région du Ndutt très peuplée.
Sur la colline de Tévigne, qui ne tardera pas à s'appeler Mont Rolland, il obtient dix hectares de l'administrateur du Cayor.
Une loterie organisée par les élèves du collège Mt Roland de Dole permet les premières constructions.

Dans les premiers jours de 1894, une chapelle y reçoit la statue en fonte de Notre-Dame du Sacré-Cœur, réplique de celle de Dole, donnant l'occasion de nombreux baptêmes.
Cette statue a été offerte par Melle de Froissard, fille du marquis Fr. de Bersaillin.

Le centenaire de la paroisse de Mt Rolland au Sénégal a été fêté le 13 Février 1994, en présence d’une délégation jurassienne conduite par le Père Francis Baudet, représentant de Mgr Duchêne et le Père Jean Tribut, chapelain de Mt Roland. Elle était, en outre, composée du Père Marcel Blondeau, invité d’Ambroise Tine alors curé de Mt Rolland au Sénégal et de membres de l’AJETESC.

   

   

   
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