Les livres du mois de mars

Nos ancêtres les saints,
Samuel Pruvot, 
Cerf, 2017, 143 pages, 10 €




En moins de 150 pages et pour une modique somme, Samuel Pruvot, rédacteur en chef au magazine
Famille chrétienne, se livre à une « Petite histoire de la France missionnaire ». Petite ? C’est un euphémisme car seules sont mises en lumière les vies de six saints ayant contribué à la propagation de l’Evangile dans notre pays, de saint Martin à Pauline Jaricot. Les chapitres sont courts, les personnages bien campés et le tout se lit formidablement bien. Mention spéciale à un surprenant épilogue donnant à imaginer l’archevêque de Paris, en 2045, un prêtre issu d’un quartier de banlieue et, plus précisément, d’une famille musulmane, lequel aura à se frotter à un Etat prônant partout la neutralité, politique, philosophique et religieuse. Neutralité ? Laïcité ? Tiens, cela rappelle quelque chose… 


Jésus le guérisseur
Tobie Nathan
Flammarion, 2017, 127 pages, 12 €



Psychothérapeute et ethnopsychiatre, Tobie Nathan consacre un tout petit livre d’environ 120 pages à la personne du Jésus de l’histoire. Disons tout de suite que cet essai est loin d’être un coup de maître. S’appuyant sur des sources contestables, ignorant tout des récents travaux de l’exégèse contemporaine, l’auteur fait de Jésus un militant, une sorte de révolutionnaire bien décidé à bouter les Romains hors de Palestine. Quant aux miracles du Christ, ils ont été opérés dans cette même perspective, la thérapeutique étant une autre façon de faire de la politique. D’où l’auteur tire-t-il cet indigent fatras ? Il a lu Renan, Prieur et Mordillat. Leurs travaux ne sont certes pas sans intérêt mais leur Jésus n’est pas celui de la foi, juste une sorte de surhomme, un guérisseur accomplissant des gestes étranges et spectaculaires, prononçant des paroles originales… le tout très loin du Fils de Dieu honoré par le
Credo.

L’ecclésiologie du haut Moyen Age
Yves Congar
Les Editions du Cerf, 1968, 420 pages.


C’est en 1968 que les Editions du Cerf publient le livre du P. Yves Congar, acteur majeur du concile Vatican II,
L’ecclésiologie du haut Moyen Age. Ce livre, à l’érudition parfaitement maîtrisée, fait partie des quelques ouvrages qu’il faut avoir lu lorsqu’on s’intéresse de près à l’ecclésiologie. Les trois parties divisant l’ouvrages constituent par elles-mêmes autant de thématiques susceptibles de constituer des sujets de réflexion : - l’Eglise en elle-même ; - le pôle temporel de l’ « Ecclesia » ; - l’Orient, accord et divergences ecclésiologique avec Rome et l’Occident. Le livre s’inscrit dans une temporalité allant de saint Augustin et du pape Gélase, au V° siècle, à l’archevêque Hincmar de Reims puis aux papes Nicolas I et Léon IX, papes du XI° siècle ayant œuvré pour dégager l’Eglise de la tutelle des princes laïques. Dans son genre, L’ecclésiologie… demeure ce qui se fait de mieux en la matière, même si la science historique et théologique rendent la lecture difficile.



Pierre Compagnon

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