Le vin

Depuis des millénaires, le vin réjouit l’homme, exalte ses passions et adoucit ses peines, il peut être à la fois bienfaisant bu à faible dose et devenir redoutable s’il est bu avec excès.

Dans les temps anciens, il est associé à un grand nombre de dieux et de mythes. Dans les traditions sémitiques, associé au sang, il est breuvage d’immortalité, symbole de connaissance et d’initiation. Chez les Sumériens (4000 ans av J.C) il est source de fécondité, de vie mais aussi de mort. Chez les Romains, Bacchus préside aux fêtes, mais aussi à la débauche et l’orgie.

Il n’y a pas de fêtes sans vin, il participe à la joie des convives, permet de célébrer les évènements importants de la vie, mais aussi de rendre grâce, de sceller une alliance.

Dans certaines civilisations, le vin est offert par une libation avant sa consommation : il est répandu sur le sol ou sur un petit autel en hommage aux dieux ou aux ancêtres, ou en signe de paix (dans les Andes, offrande à la Pacha-Mama, terre-mère).

Au Moyen-Age, la culture de la vigne se développe. Le vin produit est souvent la boisson domestique, pour pallier la mauvaise qualité de l’eau. Au XII° siècle, sainte Hildegarde von Bingen, religieuse et mystique, confectionne et prescrit beaucoup de médicaments à base de vin et de produits de la vigne (poudre de sarments, feuilles). On retrouvera cette pratique dans la parabole du Bon Samaritain (Luc 10,34) : « … il banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin… ».

Dès les premiers livres de la Bible, le vin est mentionné, procurant le pire et le meilleur.

Noé plante une vigne en sortant de l’arche, mais il s’enivre et se brouille avec ses fils. Jacob rend grâce par une libation après que Dieu lui ait donné le nom d’Israël et promis une descendance et un pays (Genèse). Le sage du livre des Proverbes, met en garde contre l’abus de vin qui entraine violence, moquerie, misère … mais l’auteur de l’Ecclésiaste honore le vin comme un don de Dieu qui réjouit la vie.

Le Nouveau Testament nous montre Jésus inaugurant sa vie publique par le signe du vin à Cana (Jean 2, 9-10) : pour Ephrem le Syrien, père de l’Eglise, « … Jésus fit goûter un vin réjouissant pour les convives afin de manifester que son sang réjouirait les nations ».

En prenant son dernier repas avec les apôtres, Jésus donne une signification nouvelle au pain et au vin. Ils restent « fruits de la terre et du travail des hommes ». Mais le Christ lie désormais sa présence aux signes du pain et du vin partagés.

 Geneviève Pouillard

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