L'eau

"L’eau n’est pas nécessaire à la vie, elle est la vie" 
Antoine de St Exupéry

Secret de toute vie sur la planète, l’eau constitue un patrimoine irremplaçable et les populations du XXI° siècle qui disposent à volonté de ce bien fragile, n’ont pas toujours conscience du privilège qu’elles ont, alors que des peuples souffrent de la sécheresse ou du manque d’eau potable de manière tragique.

Eau de pluie, rivières, étangs, eau de source ou eau stagnante, eau potable ou eau polluée, eau de nos baignades ou inondations dévastatrices, eau coulant de nos robinets ou absente du puits tari, l’EAU, lien entre le ciel et la terre, est un trésor fragile, source de la vie mais aussi parfois, source de mort.

La dimension symbolique de l’eau est universelle. Sa place est centrale dans la plupart des religions, dans les rites d’initiation et de purification : l’eau du baptême dans le christianisme, l’eau des ablutions dans l’islam, l’eau de la toilette dans le judaïsme, ou encore l’eau de régénérescence des religions orientales. Elle est symbole universel de fécondité et de fertilité.

L’eau est pureté et renaissance, mais aussi adaptabilité, car elle peut devenir glace ou vapeur, puissance de force motrice captée par l’homme, force d’usure sur plus dur qu’elle … Elle est source de guérison par ses propriétés bénéfiques et spécifiques, dans les stations thermales, symbole de paix, lorsqu’elle est offerte par hospitalité.

François d’Assise remercie Dieu pour l’eau, ainsi : « Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur Eau qui est très utile et très humble, précieuse et chaste ». Utile par tous ses usages domestiques, industriels, par les bienfaits de l’eau thermale…, précieuse parce qu’elle étanche la soif et permet la vie, humble par son absence de couleur, de forme définie, chaste par sa pureté.

Mais ce dernier caractère est souvent mis à mal.

L’écrivain Jacques Lacarrière alertait déjà en 1988 : « l’eau, notre miroir premier, reflète aussi nos actes, elle est le réceptacle de nos folies, de nos déchets » ; sources et rivières polluées, marées noires, pluies acides, …, nous portons tous la responsabilité de protéger la ressource en eau, de veiller à sa répartition équitable, de réduire les conséquences de sa rareté (sécheresses) ou de sa surabondance (inondations).

Jésus vivant dans un pays en partie désertique, connaît la valeur de l’eau ; il utilise cet élément pour enseigner : au bord du Jourdain, il demande lui-même le baptême d’eau à Jean le Baptiste (Matthieu 3, 13-15) ; à Cana, il fait remplir les jarres d’eau (Jean 2, 7)  ; au puits de Jacob à Sichar, il demande à boire à la Samaritaine, et nous instruit sur l’Eau de Vie éternelle, don de Dieu (Jean 4, 13) ; il marche sur l'eau et éprouve la confiance des apôtres, NOTRE confiance (Marc 6, 49 – Luc 8, 22-25), nous engageant nous aussi à « passer sur l’autre rive », à aller à la rencontre du monde avec son appui et sa grâce ….

Au baptême, le prêtre verse de l’eau sur la tête de l’enfant ou du catéchumène. L’eau devient ainsi le signe d’une nouvelle naissance et de l’arrachement au péché.

Geneviève Pouillard

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