A l'origine de l'Eglise

A l’origine de l’Eglise


Au lendemain de la Pentecôte, l’Eglise naissante ne s’est donc pas retrouvée avec les sept sacrements que nous connaissons aujourd’hui. Mais dans le Nouveau Testament, on trouve de nombreux passages qui témoignent de la présence des sacrements dans les premières communautés chrétiennes. Ainsi le Christ ressuscité envoie les apôtres annoncer l’Evangile à « toutes les nations » et pour baptiser les nouveaux disciples « au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » (Mt 28, 19). Dans les épîtres de Paul et dans les Actes des Apôtres, le baptême est souvent évoqué (par exemple Romains 6, 1-11 ; Actes des Apôtres 2,41 ; 8,12). Nous connaissons « quatre récits d’institution », c’est-à-dire des textes qui nous parlent du dernier repas de Jésus avec ses disciples et des gestes du partage du pain et du vin, auxquels Jésus lie dorénavant sa présence. Les Actes des Apôtres aussi nous disent que la première communauté chrétienne était assidue « à la fraction du pain », c’est-à-dire à l’eucharistie (cf. Actes 2,42).

Ainsi, le baptême et l’eucharistie sont attestés comme faisant partie de la vie chrétienne et ecclésiale dès les origines.  On peut même penser que la pratique précédait la compréhension des sacrements. Ainsi Paul se voit obligé d’expliquer le sens du baptême aux Romains en l’interprétant radicalement à partir de la croix du Christ et de rappeler les Corinthiens à l’ordre car ils ne prenaient pas « le repas du Seigneur », mais leur « propre repas ». En effet, ils n’avaient pas compris que l’eucharistie est indissociable de la fraternité et de l’unité de la communauté. Leurs divisions montraient qu’ils célébraient autre chose que l’eucharistie (cf. 1 Cor 11, 17-34).

Dès le milieu du IIème siècle, Saint Justin témoigne de la préparation au baptême et à l’eucharistie. L’augmentation du nombre de ceux qui désiraient devenir chrétien nécessite alors la mise en place d’un catéchuménat, c’est-à-dire d’un chemin de formation et d’initiation à la vie chrétienne. Cette préparation était assez exigeante. Notons au passage que le catéchuménat visait surtout les adultes. Bien évidemment, à cette époque les chrétiens ne sont pas nombreux et ceux qui se convertissent sont d’abord les adultes. Ce fait est important, car l’enseignement de l’Eglise sur le baptême s’est élaboré dans le cadre du baptême des adultes. Aujourd’hui, ce sont surtout les enfants qui sont baptisés bien que le catéchuménat des adultes se développe en France.

Durant les trois premiers siècles de l’Eglise, le christianisme s’implanta essentiellement dans les villes. Les communautés étaient de petite taille, notamment en raison des persécutions. Les chrétiens se rassemblaient autour de l’évêque qui était un peu le « curé » de chacun. A Pâques, il baptisait les catéchumènes en présidant ou en accomplissant lui-même l’ensemble des rites. Ainsi, l’évêque faisait l’onction d’huile au nouveau chrétien, appelé néophyte, et imposait les mains en appelant l’Esprit. Il ne venait à l’esprit de personne l’idée qu’il y a deux rites distincts pour baptême et confirmation et encore moins deux célébrations. 

H.B

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