Liturgie et art sacré

Sanctuaire de Notre-Dame de Mont-Roland
13 novembre 2009


Qu’est-ce que l’art et comment définir l’art sacré ?

Le Catéchisme de l’Église Catholique peut nous aider à comprendre ce qu’est l’art, et particulièrement l’art pour un chrétien. « L’art est une forme d’expression proprement humaine, au–delà de la recherche des nécessités vitales commune à toutes les créatures vivantes, il est en surabondance gratuite de la richesse intérieure de l’être humain. Surgissant d’un talent donné par le Créateur et de l’effort de l’homme lui-même, l’art est une forme de sagesse pratique, unissant connaissance et savoir-faire pour donner à la vérité une réalité dans le langage accessible à la vue ou à l’ouie. L’art comporte ainsi une certaine similitude avec l’activité de Dieu dans le créé, dans la mesure où il s’inspire de la vérité et de l’amour des êtres. Pas plus qu’aucune autre activité humaine, l’art n’a en lui–même sa fin absolue, mais il est ordonné et ennobli par la fin ultime de l’homme ». (CEC 2501)Il me semble qu’à partir de ce paragraphe du Catéchisme, il est possible de comprendre que l’art, d’une manière générale, est  « chercheur » de sens. L’art conduit, non seulement l’artiste, mais ceux qui contemplent son oeuvre, à s’interroger sur leur destin sur terre, à s’interroger même sur leur avenir éternel.



Pour l’art sacré, il en va un peu différemment : « L’art sacré est vrai et beau, quand il correspond par sa forme à sa vocation propre : évoquer et glorifier, dans la foi et l’adoration, le mystère transcendant de Dieu, beauté suréminente invisible de vérité et d’amour, apparue dans le Christ, resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance » (He 1,3), en qui « habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Col 2,9), beauté spirituelle réfractée dans la Très Sainte Vierge Mère de Dieu, les anges et les Saints. L’art sacré véritable porte l’homme à l’adoration, à la prière et à l’amour de Dieu Créateur et Sauveur, Saint et Sanctificateur » (CEC 25O2). Nous gravissons une marche supplémentaire. L’art en général amène tout être humain à une réflexion sur le sens de son existence et de sa destinée. L’art sacré lui conduit à Dieu. Définir les choses ainsi, n’est pas sans conséquence sur « l’utilisation » que nous pouvons faire de l’art et de l’art sacré dans la liturgie. L’art sacré ouvre les chemins de la Révélation à tout homme de bonne volonté. Il entraîne celui qui est déjà chrétien au cœur du mystère de Dieu, dévoilé par la Révélation biblique. Dans le cadre de la Révélation évangélique, le disciple, ou le futur disciple, est amené à une connaissance personnelle du Christ, resplendissement de la gloire de Dieu, manifestation à l’humanité de la présence divine. Dans l’Écriture, ce type de critère pour préciser ce qu’est l’art existe déjà. Le Catéchisme (CEC 2500) le souligne en s’appuyant sur le livre de la Sagesse « La grandeur et la beauté des créatures font par analogie contempler leur auteur,  car c’est la source même de la beauté qui les a crées » (Sg.13, 3-5).


Qu’est-ce que la liturgie ?

Précisons ce que l’Église entend par le mot « liturgie ». C’est important, car ce n’est pas forcément ce que beaucoup imaginent. Comme le Catéchisme le précise, le terme liturgie signifie oeuvre publique. Dans la tradition chrétienne, par la liturgie le peuple des fidèles du Christ prend part à l’œuvre de Dieu. Il ne s’agit pas de n’importe quelle œuvre publique, mais d’une participation à l’œuvre de Dieu. Dans le Nouveau Testament le terme de liturgie est employé pour désigner non seulement la célébration du culte divin, mais aussi pour qualifier l’annonce de l’Évangile et l’exercice de la charité. Le champ sémantique du mot liturgie est donc extrêmement large. Il s’agit bien toujours du service de Dieu et des hommes. Dans la liturgie, l’Église est servante. Dans une célébration liturgique nous sommes tous des serviteurs. Nous ne devons jamais oublier que, nous n’en sommes pas les maîtres. Les ministres ordonnés ne sont pas les maîtres de la liturgie, ils sont à son service, à la manière du  « liturge » par excellence qui est le Christ. Cela n’est pas seulement vrai du ministre qui préside, mais aussi de l’assemblée, qui ne sait pas toujours, qu’elle-même est « liturge ». Tout membre de l’assemblée participe au culte, à la prophétie et à la royauté du Christ. Le sacerdoce des fidèles baptisés s’exerce pour une part importante dans le cadre des assemblées liturgiques par la louange et l’offrande de soi.


La liturgie est l’œuvre du Christ. Jeanne d’Arc avec une sagesse extraordinaire a affirmé: « Le Christ et l’Église, c’est tout un ». Il ne faut jamais séparer le Christ de son épouse. La liturgie est donc à la fois l’œuvre du Christ et l’œuvre de son épouse, l’Église. Chaque membre de l’assemblée liturgique, chaque fidèle, est engagé dans le mystère que célèbre la communauté lors d’une liturgie. Le Concile Vatican II a insisté sur la participation consciente, active et fructueuse de tous. Toute la vie nous est donnée pour y parvenir. Les ministres ne doivent pas se lasser d’aider les fidèles à découvrir progressivement les voies d’une meilleure participation. Par la liturgie les fidèles entrent dans la prière du Christ adressée au Père dans l’Esprit Saint ; le Catéchisme affirme que par elle toute prière chrétienne trouve sa source et son terme. On quitte la liturgie pour poursuivre dans la prière personnelle et on y revient pour aller boire de nouveau à la source. L’approfondissement spirituel, qui se réalise dans la prière personnelle, dans l’oraison et dans toutes les formes de prière personnelle, conduit de nouveau à la liturgie. Le Concile l’a affirmé « La liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa vigueur » (SC 10). La liturgie, dans son ensemble, est lieu privilégié de la catéchèse du Peuple de Dieu. La catéchèse liturgique introduit dans les différents mystères de la vie du Christ. Le mot employé n’est-il pas alors celui de « mystagogie ». Ce processus conduit du visible vers l’invisible, du signifiant au signifié, du sacrement au mystère lui-même.

 

Le rapport entre l’art et la liturgie

 Après ces rappels, je voudrais montrer très brièvement qu’il existe des points communs entre l’art et la liturgie. Nous disions que l’art est une œuvre de l’homme qui n’a pas sa fin en lui-même qui conduit l’homme vers une certaine quête, vers une certaine recherche, une recherche de sens. Je crois qu’on peut dire de la liturgie, qu’elle fait toujours passer du visible aux réalités invisibles, qu’elle accompagne le fidèle dans sa découverte du Dieu Trinité et le fait progresser sur les chemins de la ferveur et de l’amitié pour le Sauveur. Quant à l’art sacré, le catéchisme nous disait qu’il porte à l’adoration, à l’amour de Dieu. La liturgie est évidemment extrêmement liée à l’art sacré, puisqu’elle conduit elle-même à Dieu, elle accompagne le peuple des croyants dans son pèlerinage vers le ciel. Je disais tout à l’heure que l’art était l‘œuvre de l’homme. La liturgie quant à elle est l’œuvre du Christ et de l’Église, donc l’œuvre commune du Seigneur et l’humanité rachetée, en vue de lui permettre d’aboutir à la communion avec Dieu. De même que l’art, la contemplation d’une œuvre d’art ou l’écoute d’une œuvre musicale, révèle toute une anthropologie, de même la liturgie par les signes qui la composent, offre un discours sur Dieu aux assemblées.

Dans « La Croix », du 14 et 15 novembre 2009 se trouvait un article de Monseigneur Gianfranco RAVASI, président du Conseil Pontifical pour la Culture, intitulé :  « l’Église doit accepter la confrontation avec l’art moderne ». Sans nul doute, l‘Église doit accepter la confrontation avec l’art moderne. Mais faut-il parler de confrontation ? Je ne sais. Il est vrai que le rapport avec l’art moderne ne va pas toujours de soi. Avant d’approfondir cette question difficile, je voudrais rendre hommage à un ami très cher mort récemment. Henri GUERIN était un maître verrier toulousain et avait une excellente plume. Voici un extrait d’un de ses articles paru dans la revue  « Pierre d’angle », en septembre 2003. « L’art sacré est né du mystère de l’homme face à la grandeur de l’univers. Par ma foi, éclairée par la révélation biblique, j’ai reconnu à la lumière des psaumes combien la création a été pour moi le berceau de cette révélation. La beauté semée comme des petits cailloux sur mon chemin m’a guidé vers Celui qui a tout fait. Beauté qui m’a un peu ouvert les yeux et m’a rendu moins sourd, affermissant mes sens qui me font acclamer cette gloire immergée dans la lumière visible. Car par la foi que m’inspire l’Esprit de Dieu, je veux chanter de toute mon âme cette création bénie du Père. Bien que toute gémissante, encore, elle est toujours neuve et jubilante, car sauvée par la mort et la résurrection de Jésus-Christ notre Sauveur. Cette petite terre perdue dans l’univers, il la fera remonter toute entière avec lui vers son Père. Il la rapportera avec tout ce qu’elle contient, jusqu’au brin d’herbe, jusqu’à la cendre de tous les morts »


Henri Guérin parle ici de l’art. La liturgie n’œuvre-t-elle pas dans la même direction ? Plus loin il poursuit :« Une véritable écologie du cœur ne pourrait-elle pas naître d’un regard apaisé sur la création du Bon Dieu qui, par sa beauté, réconcilierait l’homme avec lui-même pour le conduire peu à peu dans la véritable voie de sa destinée ? Voie vers laquelle nous sommes tous appelés en secret au-dedans de notre corps fragile, par les fenêtres de ce corps que nous pourrions ouvrir, si nos yeux étaient moins aveugles, nos oreilles moins fermées, pour nous laisser conduire par l’apprentissage de la contemplation vers la Vérité. Dieu n’a pas voulu que la liberté donnée à l’homme lui soit reprise, parce que soumise à la puissance de sa création. Aussi, par délicatesse d’amour, il a caché la vérité sous le voile de la beauté, espérant qu’humblement, elle finisse par illuminer le secret enfoui par lui à l’intime des cœurs, alors que le silence des déserts et l’immensité des mers proclamaient sans cesse sa divine présence. Il a préféré mendier le fidèle retour de nos cœurs vers lui. Les bras toujours ouverts de son infinie miséricorde, il attend sans se lasser au seuil de sa maison, la maison de famille de la Sainte Trinité, le retour espéré de tous ses enfants prodigues. » Il n’y a rien à ajouter. L’artiste qui nous a quittés était un chrétien confessant.


Pour étudier la liturgie et l’art sacré, vous avez sans doute eu l’occasion dans vos bibliothèques de consulter un numéro de la fameuse revue qui portait comme titre « L’art sacré ». Elle a disparu vers 1968 après une vie d’environ 40 ans… Cette revue avait été fondée par deux frères de l’Ordre de Prêcheurs, le père  Couturier et le père  Régamey. A l’époque, une époque très différente de la nôtre, (fin du premier quart du XXème siècle) ils étaient guidés par une idée : faire sortir l’art sacré du style Saint-Sulpice, un art sacré souvent mièvre, racorni sans couleur. Dans ce but ils firent appel à de grands artistes contemporains et de talents pour travailler à divers chantiers : la chapelle du plateau d’Assy, Ronchamp, Audincourt, l’Arbresle, etc… Un certain nombre de ces réalisations sont trouvées belles. Je tiens à distinguer des réalisations qui sont de qualité, mais qui ne sont pas forcément de l’art sacré. Maintenant, nous sommes probablement entrés dans une autre période. Après ce courant, qui a fait appel à des artistes non croyants, qui ont produit des chefs d’œuvre, mais aussi des œuvres  étonnantes et forts éloignés de l’art sacré, bien que s’en réclamant.. Un certain irréalisme et une certaine forme d’abstraction ne sauraient aller de paire avec la Révélation, qui commence avec l’observation de la nature. La contemplation de la nature lie au réel. Je ne sais si vous l’avez remarqué dans les propos d’Henri Guérin ; pour lui, il y a deux sources de révélation : la nature et la Parole de Dieu. L’article cité de La Croix affirme que : « l’art c’est montrer Dieu en toute chose ».  Il me semble que dans nombres d’œuvres d’artiste moderne, il est bien difficile de Le trouver, même après l’avoir longtemps chercher… Cependant aujourd’hui incontestablement de grands artistes servent l’art sacré avec un souci plus grand de fidélité à la Révélation ainsi qu’à la nature.


Pour compléter mon propos, un texte, tiré de L’Esprit de la liturgie du Cardinal Joseph Ratzinger, devenu ce Pape d’une grande culture et d’une grande finesse intellectuelle, complètera notre réflexion sur l’art sacré. « L’arbitraire n’a pas sa place dans l’art sacré. Des formes artistiques qui limitent la représentation de la réalité à ce que peuvent en saisir les sens  privés de la lumière du Logos, sont incompatibles avec la fonction de l’image dans l’Église. L’art sacré, sous quelque forme que ce soit, ne peut être le fait d’une subjectivité isolée, d’un être travaillant pour lui seul. Il présuppose au contraire un sujet formé intérieurement par l’Église à la dimension communautaire, universelle, de la foi. C’est ainsi seulement que l’art pourra rendre visible la foi commune et parler à nouveau au cœur du croyant. La liberté artistique qui doit exister dans le domaine spécifique de l’art sacré n’a rien de commun avec l’arbitraire de l’art moderne.../…Sans la foi, en effet, il n’y pas d’art en conformité avec la liturgie. L’art sacré comme la liturgie est soumis à l’impératif défini par saint Paul dans la deuxième épître aux Corinthiens : « Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, toujours plus glorieuse, comme il convient à l’action du Seigneur, qui est Esprit » (3,16) A l’évidence, l’art ne peut être « produit » comme on fabrique des équipements techniques. Il reste avant tout un don. L’inspiration ne se commande pas, elle s’accorde. Ni l’argent ni les commissions ne donneront lieu à un renouvellement de l’art sacré. Celui-ci présuppose le don d’une vision intérieure, d’une foi qui « voit » son Seigneur. Si nous retrouvons cette foi et cette vision, l’art naturellement retrouvera son expression juste » (p. 110) . Ces propos de Benoît XVI me paraissent éclairants. Actuellement un certain nombre d’artistes, dans des domaines très différents, non seulement ne cachent pas leur foi, mais comme Henri Guérin trouvent véritablement leur inspiration dans la foi de l’Eglise. Ces artistes sont probablement plus à même d’apporter un accompagnement et une aide, à la liturgie.


A la suite de Vatican II, nous sommes dans une époque, de renouveau extrêmement riche dans le domaine de la liturgie… Je me souviens encore de la manière dont la messe était célébrée avant le Concile et m’étonne parfois des propos de jeunes, qui n’étaient pas encore nés et qui idéalisent complètement la période antérieure au Concile … Aujourd’hui nous bénéficions d’une richesse liturgique que certaines églises d’Orient, qui n’ont pas pu encore faire leur aggiornamento, nous envie. Il faut reconnaître que parmi les réformes réalisées depuis Vatican II, certaines sont réussies, mais d’autres n’ont pas su être fidèles au Concile, ni à ce que ce que l’art sacré peut légitimement attendre afin de favoriser la ferveur des fidèles. Si l’artiste n’a pas une vision de foi, ou n’entre pas dans  une juste vision de la foi de l’Eglise, le risque est grand de tomber dans des créations choquantes pour le «sensus fidei ». Qu’il s’agisse de l’autel, qu’il s’agisse du mobilier du chœur, qu’il s’agisse de l’ambon, de la cathèdre, des ornements, des vases sacrés, certaines réalisations ne correspondent vraiment pas aux exigences inscrites dans les livres liturgiques. Étudier les textes de près permettrait de se rendre compte d’un certain nombre d’aberrations fréquentes aujourd’hui.  La beauté n’est pas interdite, elle est recommandée. Nous avons dans nos placards, des vases sacrés qui sont sous clé et qui sont de véritables œuvres d’art de différents siècles. Or, ici ou là, des assiettes en terre cuite sans aucun signe distinctif et en matière vulgaire sont régulièrement utilisées. Sous prétexte de faire pauvre, les richesses restent cachées dans les coffre-forts ! Une certaine paupérisation du « matériel liturgique » va à l’encontre autant du déroulement harmonieux de la liturgie que de l’art sacré. Une véritable renaissance de l’art sacré est souhaitable. La reprise semble poindre chez certains jeunes et moins jeunes parmi les artistes. Il faut les encourager et les conseiller. Un homme comme Henri Guérin vivait à l’ombre d’un couvent. Il était un homme de prière et qui aimait la liturgie. Enrichi par plus de 40 ans d’une vie fervente, son œuvre manifeste ce qu’il a ainsi reçu.

 

Comme membre de la Commission Épiscopale pour la Liturgie, et la Pastorale Sacramentelle, je suis spécialement chargé de l’art sacré et ai été mêlé à l’aventure de NARTHEX. Il s’agit avant tout d’un outil pastoral. Nous sommes partis de la conviction que l’art, d’une manière très proche bien que différente de la liturgie, peut être un chemin d’évangélisation extraordinaire aujourd’hui. L’idéal est de conjuguer les deux. Nombreux sont ceux qui s’intéressent à l’art. Il n’y a jamais eu autant de revues d’art  et de livres sur l’art sacré. Le projet Narthex est un bi-média étroitement lié au Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle. Il comprend un site qui renseigne sur ce qui se passe actuellement dans le monde de  l’art sacré en France, et qui permet aussi d’entrer en dialogue avec des artistes. Il  peut, en outre, donner accès à une certaine formation grâce à des articles de fonds. C’est un bi-média  parce qu’il n’y a pas que le site. Nous avons trouvé une formule qui fait droit à l’écrit en publiant avec l’aide de Bayard ce que nous appelons des « hors séries ». Ces publications seront réalisées en collaboration avec une des revues de cet éditeur ; nous avons commencé avec Le Pèlerin, par la suite cela pourrait être avec Prions en Eglise ou Le Monde de la Bible… Ainsi nous espérons toucher des lecteurs très différents et faire sortir l’art sacré des cénacles de spécialistes. De la sorte nous souhaitons contribuer à favoriser la rencontre personnelle du plus grand nombre possible de lecteurs avec le Christ. Notre but est bien de travailler à la nouvelle évangélisation.


En guise de conclusion, je laisse la parole à Henri Guérin : « Ma vocation c’est de contempler le monde créé et de m’émerveiller. Regarder pour apprendre à voir cette beauté voilée par la délicatesse de Dieu, il ne veut pas par une gloire trop évidente, attenter à notre liberté. Mais tout autant ce que je regarde peut me remplir d’effroi, car la lumière sur le monde n’est pas dépourvue d’ombre et n’est pas non plus sans lumière cruelle sur cette terre de dévoration des espèces. Notre terre, berceau de l’aurore, devient au soir tombeau, là où s’ensevelit au plus loin des terres, l’ultime clarté du jour. ». Je crois que, par l’art sacré et par la liturgie, nous sommes conduits à apercevoir la lumière du Ressuscité.

 

 

  
  
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